Dans quelle mesure votre expérience précédente dans le marketing a-t-elle contribué à votre métier de photographe ?
« Cela m'a permis d'acquérir les compétences pour devenir photographe indépendante. Lorsque vous êtes réalisatrice, chef d'entreprise et photographe, vous devez vous vendre, être organisée, jongler avec plusieurs tâches. Cela implique tellement de choses et mon expérience m'a énormément aidée. Si vos images parlent d'elles-mêmes, vous avez déjà franchi une étape majeure en termes de marketing. Il vous suffit de le faire savoir. »
Dans quelle mesure est-il important de comprendre le comportement des animaux en tant que photographe animalier ?
« Vous devez être passionné et établir un lien avec votre sujet. Vous devez étudier le comportement de cette espèce. Il ne faut pas hésiter à sortir, simplement pour observer le comportement sans prendre de photos. Vous découvrirez ainsi le moment où un oiseau prendra son envol, et saurez précisément à quel moment capturer l'image souhaitée. Vous devez faire preuve d'une très grande patience et accepter de ne prendre aucune photo. Il est très important de ne pas perturber le comportement de l'animal. Persévérez afin de développer votre portfolio et d'étendre vos connaissances. »
Comment décririez-vous votre style photographique ?
« Cela dépend de l'endroit où je travaille, de ce sur quoi je travaille et des conditions météo et d'éclairage. Mes photos et portraits sont réputés pour être High key, Low key et sobres. Le choix des images est également essentiel. Il est très important de réussir toutes les prises de vue directement sur l'appareil photo afin de limiter au maximum le travail de post-traitement, car je préfère être sur le terrain à prendre des photos plutôt que de traiter les images sur mon ordinateur. Évitez le recadrage afin de ne pas perdre en pixels et réfléchissez systématiquement à l'image que vous souhaitez capturer en la visualisant. On me pose fréquemment des questions sur les réglages, et je demande aux gens ce qu'ils veulent capturer. Est-ce l'instant décisif, est-ce un portrait ? J'essaie de déterminer l'objectif qu'ils visent et l'utilise comme base de travail. »
Quelles sont les situations les plus extrêmes auxquelles vous avez soumis votre équipement ?
« Je réalise des prises de vue quelles que soient les conditions météorologiques, dont bon nombre sont incroyablement difficiles, comme au Japon et à Yellowstone en hiver, au Kenya sous la chaleur et la poussière, voire face aux blizzards dans les Cairngorms en Écosse. Mon matériel doit pouvoir résister à des environnements extrêmement chauds et froids, aux vents forts, aux blizzards, à la pluie et à la poussière, et il ne m'a jamais déçu. »
Quelles sont les plus grandes difficultés à surmonter en matière de photographie animalière ?
« Il peut être difficile de travailler et de voyager dans des fuseaux horaires différents. Il arrive parfois que les conditions météo ne soient pas favorables, ou que le coucher de soleil soit magnifique, mais que vos sujets ne se comportent pas tout à fait comme prévu. Vous ne pouvez pas contrôler la météo ni les animaux qui peuvent être imprévisibles. Mais quand toutes les conditions sont réunies, la magie opère. La seule chose que vous pouvez maîtriser, c'est votre équipement. Vous devez exploiter pleinement toutes les situations. Cela peut vous amener à repousser les limites de votre créativité et vous permettre de tirer des enseignements des situations imprévues. »
De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?
« Le Canon RF 400mm F2.8L IS USM est le seul équipement dont je ne pourrais vraiment pas me passer. Sa portée, sa vitesse et sa netteté me permettent de photographier la faune avec précision et cohérence, même dans des conditions d'éclairage difficiles. C'est l'outil qui soutient mon style créatif – des portraits animaliers épurés, intimes et cinématographiques – et il joue un rôle central dans les images qui continuent de façonner ma carrière. C'est mon équipement de prédilection sur le terrain, et celui qui est devenu indispensable à ma façon de raconter des histoires à travers la photographie, avec empathie et impact. »
Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?
« En plus du RF 400 mm, j'utilise le multiplicateur RF 1.4x de Canon. C'est ce petit morceau de verre qui, discrètement, augmente ma portée lorsque la faune garde ses distances, sans compromettre la netteté ni la réactivité sur lesquelles je compte. Il est devenu un élément essentiel de ma façon de travailler : simple, fiable et toujours prêt lorsque le moment exige un petit plus. Et glissé dans une poche latérale se trouve mon caillou porte-bonheur, un minuscule compagnon de terrain qui m'accompagne depuis des années et auquel j'attribue une bonne lumière, une faune coopérative et quelques miracles occasionnels. Il n'y a aucune science derrière tout cela, mais je ne pars jamais sans lui. »