Pendant 14 ans et dans 14 pays, la photojournaliste finlandaise Meeri Koutaniemi a documenté les mutilations génitales féminines (MGF) et le travail des militantes de terrain qui luttent pour mettre fin à cette pratique. Désormais lauréate de la bourse Canon de la femme photojournaliste 2026, Meeri compte retourner à Narok, au Kenya, pour continuer à documenter la vie et le travail de la militante Elizabeth Nkere (en photo). À mesure que son engagement gagnait en notoriété, de nombreuses jeunes filles menacées par les MGF se sont réfugiées auprès d'Elizabeth pour trouver une protection, ce qui l'a amenée à créer son propre foyer d'accueil. Très vite, elle s'est retrouvée à s'occuper de 40 enfants. Aujourd'hui, elle espère former bon nombre d'entre elles pour qu'elles deviennent elles-mêmes des militantes. © Meeri Koutaniemi
La bourse Canon de la femme photojournaliste, inaugurée en 2000, est décernée chaque année en septembre lors du festival Visa pour l'Image. La bourse de 8 000 € est attribuée chaque année à « une photojournaliste émérite, en reconnaissance de sa contribution au photojournalisme ». Elle est conçue pour aider la lauréate à terminer un projet en cours ou faciliter le lancement d'un nouveau projet, en vue de l'exposer au festival de l'année suivante.
Pour les lauréates, la bourse marque souvent un tournant majeur, à la fois pour l'apport financier qu'elle représente et pour la visibilité qu'elle leur offre. De nombreuses lauréates ont par la suite été récompensées par des prix prestigieux comme le World Press Photo et le Pulitzer, tandis que d'autres sont aujourd'hui des ambassadrices de marque qui travaillent pour des publications internationales de renom.