Quel est votre secret lorsque vous photographiez une personne que vous venez de rencontrer ?
« Avant tout, le respect des lieux et des personnes. J'utilise la photo comme un langage universel pour me rapprocher des gens, je ne souhaite pas devenir un chasseur qui les considère comme des proies. Plus vous serez respectueux, plus vos résultats, vos opportunités et votre épanouissement personnel en bénéficieront. »
Faites-vous quelque chose de différent des autres photographes qui travaillent dans ces endroits reculés ?
« J'aime imprimer les photos et les offrir aux gens pendant que je suis là ; c'est toujours bien de donner quelque chose en retour dans la mesure du possible. »
Avez-vous une configuration de prise privilégiée ?
« Chaque fois que je sors, je réagis différemment et j'apprends quelque chose de nouveau, je m'adapte et je change mes habitudes. C'est un processus dynamique et chaque situation requiert une technique différente. D'abord, il faut trouver le sujet, la lumière et l'histoire. Ce n'est qu'ensuite que je détermine quelle technique fournira le meilleur résultat. »
Comment décidez-vous de l'endroit où aller et ce que vous allez photographier ?
« D'abord, je choisis ce qui me passionne. Ensuite, je fais de mon mieux pour explorer, non seulement depuis mon bureau en amont, mais principalement lorsque je voyage, et je laisse mes sens s'ouvrir à ce que je vois, ce que j'entends ou ce que je ressens. »
Considérez-vous la photographie aérienne comme difficile ?
« Il n'est pas si simple de piloter un drone. Voler est certes facile, mais uniquement lorsque les conditions sont optimales. Volez en toute sécurité, pratiquez beaucoup et apprenez tout ce que vous pouvez sur le pilotage d'un drone et sa maintenance. Vous découvrirez rapidement les vents, la navigation, les limites opérationnelles des batteries dans des climats chauds ou froids, etc., et vous gagnerez en réactivité. »
De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?
« Le Canon RF 24-105mm F2.8L IS USM Z serait sans doute le seul objectif que je refuserais de laisser derrière moi. Il est incroyablement polyvalent, me permettant de passer des portraits en situation et des détails intimes aux paysages et aux scènes documentaires au rythme effréné, sans interrompre l'instant. Cette flexibilité est particulièrement importante dans mon travail, où la photographie et la réalisation vont souvent de pair et où l'on a rarement une seconde chance de capturer ce qui se passe. C'est devenu un objectif auquel je fais confiance pour tout, des expéditions lointaines aux documentaires télévisés. »
Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?
« Mon sac photo est un mélange inhabituel d'équipement photographique hautement spécialisé et d'une quantité surprenante d'objets très ordinaires – probablement plus que ce que la plupart des gens considéreraient comme strictement nécessaire, mais tous soigneusement choisis. Outre les appareils photo et les objectifs, vous y trouverez une mini-lampe de poche ridiculement puissante, une batterie externe compacte, un PC de poche qui me sert à la fois de poste de travail mobile (et, lors de très longs vols, de console de jeux) et, inévitablement, un rouleau de ruban adhésif gaffer. Après des années passées à courir après des reportages dans des endroits parfois impitoyables, j'ai appris à anticiper le chaos avant qu'il ne se produise. Le temps change, les plans changent et il y aura forcément quelque chose à réparer un jour ou l'autre – c'est pourquoi j'aime avoir la bonne solution à portée de main avant d'en avoir besoin. Le ruban adhésif gaffer m'a sans doute sauvé la mise plus souvent que je ne voudrais l'admettre. »