PROFIL

Daniel Etter

Two miners resting in a mineshaft, photographed by Daniel Etter on a Canon EOS R.
« Sorim Ciobanu (au premier plan) et un autre mineur se reposent dans un puits de la mine de Lonea, à Petrila (Roumanie) le 19 juillet 2018. L'industrie houillère est en déclin permanent dans la vallée de Jiu (Roumanie) depuis les années 1990. À son apogée, le secteur employait 54 000 personnes. Aujourd'hui, il n'en reste plus que 3 000. L'industrie de cette vallée était dominée par l'extraction minière, un secteur qui fournissait, directement ou indirectement, l'emploi à près de 80 % de la population », raconte Daniel. Photo prise avec un Canon EOS R équipé d'un objectif Canon EF 50mm f/1.2L USM à 1/80 s, f/1.6 et ISO 3200. © Daniel Etter

Lauréat du prix Pulitzer, Daniel Etter est un photojournaliste aux multiples talents dont les images percutantes apparaissent régulièrement dans les publications de presse les plus prestigieuses au monde.

Daniel est un créatif qui a plus d'une corde à son arc, travaillant dans la photographie, le journalisme et la réalisation de films. Ses reportages photo crus et souvent déchirants ont été publiés dans des revues internationales parmi les plus prisées, dont le New York Times, le Newsweek, le Stern, le Der Spiegel et le Time.

« En 2001, j'ai vu le documentaire « War Photographer » sur James Nachtwey, raconte Daniel. Ce film dresse un portrait romantique du photographe solitaire qui sillonne le monde en essayant de provoquer des changements positifs à travers ses photos : une tâche quasi impossible. À l'époque âgé de 20 ans, j'ai été profondément inspiré par ce film, et j'ai alors su que je voulais poursuivre la même carrière. »

Portrait of Canon Ambassador and photojournalist Daniel Etter.


Lieu : Gérone (Espagne) et Berlin (Allemagne)
Domaine de spécialité : reportage
Kit préféré :
Canon EOS 5D Mark IV
Canon EF 35mm f/1.4L II USM

En 2008, Daniel a obtenu son Master en sciences politiques à l'université de Bonn et un an plus tard, il est sorti de l'université de Munich avec un diplôme de journalisme en poche. Pourtant, il a choisi l'appareil photo, et non la plume, comme outil de travail principal. « J'apprécie la photographie de qualité, mais pas tant en tant que simple support que pour les moyens qu'elle offre. La photographie me fascine par l'opportunité qu'elle donne de raconter des histoires, de visiter différents endroits et de vivre des expériences par soi-même. »

Daniel a réellement démarré sa carrière de photojournaliste en 2010, en commençant par documenter les inégalités sociales en Inde, puis les conflits au Moyen-Orient. Depuis peu, il s'emploie à montrer le sort des migrants dans la crise européenne des réfugiés. « Depuis cinq ans, je photographie le parcours des migrants sans papiers jusqu'à l'Union européenne. En 2015, c'est devenu un sujet brûlant dans les médias internationaux. »
Two boys play with slingshots in a photograph by Daniel Etter on a Canon EOS 5D Mark II
« Durse, 12 ans (à gauche), et Nunu, 6 ans, jouent avec des lance-pierres dans un camp minier dans le district des West Jaintia Hills de l'État du Meghalaya, en Inde. Durse travaille dans les mines, tandis que son ami Nunu y vit seulement avec sa famille. D'après l'ONG Impulse, 70 000 enfants, dont les plus jeunes ont à peine 7 ans, travaillent dans les mines de charbon des West Jaintia Hills au péril de leur vie », explique Daniel. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark II équipé d'un objectif Canon EF 35mm f/1.4L USM à 1/3200 s, f/2.2 et ISO 100. © Daniel Etter

Daniel admet que prendre des photos pour des organisations humanitaires comme le Comité international de la Croix-Rouge ou Human Rights Watch, ainsi que pour des grands quotidiens et hebdomadaires du monde entier, l'a durablement marqué.

« Mon cliché d'une famille de réfugiés irakiens débarquant en canot pneumatique sur l'île de Kos, en Grèce, a fait le tour du monde. Il a provoqué une vague de compassion et encouragé beaucoup de gens à faire des dons aux ONG qui s'occupent des réfugiés. Immortaliser ce moment a eu un effet énorme sur moi. Voir les émotions à l'état pur ce matin-là sur la plage de Kos et l'amour que ces personnes manifestaient les unes pour les autres, ça m'a profondément ému. J'ai fondu en larmes avec eux. La réaction que cela a suscité chez de parfaits inconnus n'a fait qu'amplifier mon émotion. J'ai été tellement touché que j'en ai pleuré pendant trois jours. »

Daniel a remporté, avec une équipe de photographes du New York Times, le prix Pulitzer de 2016 ainsi que le prix John Faber décerné par l'Overseas Press Club of America pour leurs images collectives chargées d'émotion de la crise. « Le prix Pulitzer a clairement marqué un tournant dans ma carrière. Je crois qu'il n'y a pas de prix plus sérieux que celui-là », confie Daniel. Cela dit, il a à son actif beaucoup de récompenses d'une grande variété de concours, dont le World Press Photo et le Pictures of the Year International (POYi).

Pro-Sisi Protest in Cairo, photographed by Daniel Etter on a Canon EOS 5D Mark III
Manifestation pro-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 janvier 2014. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark III équipé d'un objectif Canon EF 50mm f/1.2L USM à 1/500 s, f/5.6 et ISO 100. © Daniel Etter

Comment préparez-vous vos missions ?
« Je fais essentiellement des recherches. En tant que photojournaliste intervenant dans des zones dangereuses, c'est la part la plus importante de ma préparation. Il s'agit surtout d'échanger avec des contacts dignes de confiance sur le terrain, d'organiser l'aspect logistique et de comprendre les risques et les possibilités qui m'attendent. »

Avez-vous un objectif en tête lors de vos prises de vue ?
« J'essaie de ne pas en avoir et de montrer au maximum ce que je vois. Mais bien évidemment, en tant que photojournaliste, je me range du côté des plus faibles, des opprimés et des laissés pour compte. »

Comment décidez-vous de ce que vous allez photographier dans une scène ?
« J'ai envie de raconter une histoire à travers mes photos, je cherche donc toujours les scènes les plus percutantes visuellement pour l'exprimer. »

Comment procédez-vous généralement lors d'une prise de vue ?
« J'essaie de me rapprocher au maximum de l'action. Je photographie avec un objectif fixe de 35mm qui donne l'impression d'être immergé dans l'image, mais qui m'oblige également à être vraiment proche du sujet pour capturer l'action et les émotions qui s'en dégagent. »

D'après vous, quelle est la qualité la plus importante pour un photojournaliste ?
« Je pense que la patience est un trait essentiel. La capacité à persister sur une histoire même si l'on a parfois l'impression qu'elle ne mène nulle part. »

Twitter : @DanielEtterFoto
Instagram : @DanielEtter
Site Web : www.danieletter.com

A Moroccan migrant stands in front of police during a protest, photographed by Daniel Etter
« Un migrant marocain devant la police de l'ex-République yougoslave de Macédoine lors d'une manifestation exigeant que les autorités du pays ouvrent les frontières aux réfugiés et aux migrants ne provenant pas d'Irak, de Syrie ou d'Afghanistan au centre de transit pour réfugiés d'Idoméni (Grèce). Près de 1 300 migrants, dont beaucoup issus d'Iran et du Pakistan, restent bloqués là suite à la décision de l'ex-République yougoslave de Macédoine d'interdire l'entrée des réfugiés et des migrants de pays autres que l'Irak, l'Afghanistan et la Syrie », explique Daniel. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark III équipé d'un objectif Canon EF 35mm f/1.4L USM à 1/400 s, f/4.5 et ISO 1600. © Daniel Etter

Ce que je sais
Daniel Etter

« L'un des plus grands conseils que je puisse donner à un photojournaliste débutant est de se montrer toujours ouvert et respectueux envers les personnes que l'on prend en photo. Il est aussi important d'apprendre à reconnaître les moments où il convient d'arrêter de photographier et de partir. Autre point à garder à l'esprit : même si on apprécie l'aventure et l'exaltation qui vont avec, il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit d'un travail. Au bout d'un moment, on s'y fait. Comprenez-moi bien, je trouve que c'est le travail le plus formidable au monde, mais il faut aussi payer ses factures. »

L'équipement de Daniel Etter

Kit utilisé par la plupart des photographes professionnels

Contents of photographer Daniel Etter's kitbag, including Canon EOS R, 5D Mark IV & lenses

Appareils photo

Canon EOS R

Un appareil photo hybride plein format révolutionnaire qui redéfinit les normes pour les photographes et les cinéastes. « Le Canon EOS R est devenu mon appareil de prédilection, raconte Daniel. Il est petit, léger et solide, et le viseur électronique a changé ma façon de photographier. »

Canon EOS 5D Mark IV

Pour les photographes qui exigent une qualité d'image exceptionnelle, le capteur de 30,4 millions de pixels du Canon EOS 5D Mark IV produit des images riches en détails, même dans les zones les plus claires et les plus ombragées. « J'utilise des appareils photo 5D depuis neuf ans et je n'ai jamais été déçu. Avec un objectif 35mm, on obtient une combinaison parfaite entre taille, durabilité et flexibilité », assure Daniel.

Objectifs

Canon EF 50mm f/1.2L USM

Objectif USM professionnel de série L avec ouverture de f/1,2 permettant des prises de vue en basse lumière et un contrôle total de la profondeur de champ. « D'après moi, c'est l'objectif qui offre les images les plus naturelles, car sa distance focale se rapproche le plus de la vision humaine », dit Daniel.

Canon EF 35mm f/1.4L II USM

Objectif grand-angle professionnel doté d'une perspective naturelle, d'une ouverture de f/1,4 et d'excellentes capacités en basse lumière. « Depuis des années, c'est mon objectif de prédilection. Celui qui est un peu cabossé, dans la sacoche, m'a servi à prendre la photo qui m'a valu le prix Pulitzer. Il a donc une valeur sentimentale pour moi. »

Canon RF 35mm F1.8 MACRO IS STM

Profitez d'une prise de vue souple et pratique et découvrez le monde en gros plan avec cet objectif macro 35 mm f/1,8 incroyablement léger et polyvalent et doté d'un stabilisateur d'image hybride. « C'est mon deuxième objectif compatible d'origine avec le Canon EOS R. Je l'apprécie pour sa petite taille et son aspect discret. »

Accessoires

Carnet de notes

« Je loge ce carnet et des batteries de rechange dans mes poches, et me voilà prêt », confie Daniel.

Stylo de nettoyage

« J'utilise cet accessoire pour nettoyer les objectifs et les appareils photo », explique Daniel.

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